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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 06:00

 

Le duc de Normandie Guillaume s'est emparé du trône d'Angleterre en 1066, aprés avoir défait et tué son rival Harold à la bataille d'Hastings. Pour payer les services des barons normands, il dépossède de leurs biens les seigneurs saxons et applique à ses nouveaux sujets un systême féodal impitoyable. Haï de tous, il doit faire face à de nombreuses révoltes réprimée avec une brutalité sanglante.


Guillaume a d'ailleurs des ennemis partout, à l'intérieur comme à l'extérieur de ses Etats, car sa réussite et sa puissance lui attirent bien des jalousies. Le roi de France, Philippe, voit sans déplaisir les difficultés de celui qui reste théoriquement son vassal, en tant que duc de Normandie, et accueille à sa cour tous ceux qui ont à se plaindre du roi d'Angleterre.


Philippe s'étant moqué en public de l'embonpoint de Guillaume, celui-çi s'empare de la ville de Mantes et l'incendie ... Sa vengeance ne peut aller plus loin car le roi d'Angleterre tombe malade et se fait transporter à Rouen.


Six semaines plus tard, le 9 Septembre 1087, Guillaume meurt dans d'affreuses souffrances.


La disparition de ce prince détesté donna lieu à d'incroyables manifestations de haine : son palais fut dévasté et son corps, dépouillé de tout vêtement, jeté à la rue. Lors de ses obsèques, pillage et incendie se multiplièrent.

Cependant, la dépouille de Guillaume fut finalement inhumée dans l'abbatiale Saint-Etienne de Caen qu'il avait fait édifier.

 


Fichier:William I of England.jpg         

Portrait de Guillaume le Conquérant                      Les possessions de Guillaume à sa mort en 1087


AUTRES EVENEMENTS :

1127 : Louis d'Estouteville, appuyé par une flotte malouine, bat les Anglais au pied du Mont-Saint-Michel


1961 : Air France enregistre une naissance à bord d'un de ses appareils, à 5000 mètres d'altitude.

Par Pierre Sevet
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 06:00

Frédéric Mistral est né le 8 Septembre 1830 à Maillane, village situé entre Avignon et Arles, face à la vallée du Rhône. L'enfant grandit parmi les gens du pays, se familiarisant de bonne heure avec tous leurs travaux.


François Mistral, un riche propriétaire, rêvait pour son fils d'une condition supérieure. Sa femme chantait au jeune garçon les plus beaux chants du pays natal et lui donnait le goût de la musique.


Frédéric fut envoyé à Aix et Avignon pour faire ses études. A la mort de son père, muni  d'une license de droit, il revint à Maillane pour aider sa mère et son frêre à cultiver les champs.


Un de ses professeurs, le poète Roumanille, avait inspiré au jeune homme l'amour de sa langue maternelle. Frédéric décida de se consacrer à la poésie et de peindre les beautés de la Provence dans la langue du pays, chaude et musicale.

 

Pendant sept ans, Mistral travailla à l'oeuvre qui devait le rendre célèbre, le poème Mireille (Mirèio en provençal - 1859), tout en écrivant d'autres poèmes baignés de lumière et de soleil. On lui doit aussi le dictionnaire le plus riche de la langue occitane "Lou Tresor dóu Felibrige"

 

Lorsque Mireille parut, Lamartine écrivit : "« Je vais vous raconter, aujourd'hui, une bonne nouvelle ! Un grand poète épique est né. (...) Un vrai poète homérique, en ce temps-ci ; (...) Oui, ton poème épique est un chef d'œuvre ; (...) le parfum de ton livre ne s'évaporera pas en mille ans. »


Frédéric Mistral fonda l'union des Félibres * (association littéraire fondée le 21 mai 1854 par Frédéric Mistral et 6 autres poètes provençaux pour assurer la défense des cultures régionales traditionnelles et la sauvegarde de la langue occitane ou d'oc.pour contribuer à faire de la langue provençale une langue littéraire).


En 1904, il reçut le prix Nobel de littérature.


L'écrivain meurt en 1914, couvert d'honneur et de gloire. Sa réputation lui survit.


Origines du terme Félibre :


Felibre
viendrait du latin felibris ou fellebris, mot qui se trouve dans Solinus, Isidore de Séville et Papias, et que Ducange interprète par « nourrisson adhuc lacte vivens » , dérivé du verbe fellare, téter, lequel fellare a donné naissance à filius, fils. Les poètes, de tout temps, ont été dénommés « nourrissons des Muses, alumni Musarum », et, comme le fait observer M. G. Garnier, alumnus, en latin, avait le sens actif et passif et désignait le disciple et le maître, comme escoulan en provençal. Il est à remarquer que le mot tiroun, qui, dans le texte populaire, semble synonyme de felibre, rappelle le verbe provençal tira signifiant aussi « téter ». Le latin tiro veut dire « novice ».

Felibre
viendrait du grec φίλεβραϊο, « ami de l'hébreu », mot qu'on trouve dans la grammaire hébraïque de Chevalier (1561) et qui a, de longue date, été appliqué dans les synagogues aux docteurs de la loi.

Felibre
viendrait du grec φίλαβρος, « ami du beau ».

Felibre
viendrait de l'irlandais filea, poète, barde.

Felibre
viendrait du germanique felibert, dont le sens est encore inconnu.

Felibre
viendrait du provençal fe, libre, libre par la foi.

Felibre
viendrait de l'andalous filabre, dont nous ignorons le sens. La Sierra de Filabres est une montagne d'Andalousie




Portrait de Frédéric Mistral

AUTRES EVENEMENTS :


1494 : A la suite de la bataille de Rapallo, Alphonse d'Aragon abdique, et le pape se soumet


1855 : Le général Pélissier arrache aux Russes la citadelle de Malakof

Par Pierre Sevet
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 06:00

Le 7 septembre 1707, George-Louis de Buffon nait à Montbard, en Bourgogne. Ce chevalier de petite noblesse, que le roi fera comte en 1773, fait son droit à Dijon puis sa médecine à Angers. Avec l'impétuosité de la jeunesse, il se bat en duel contre un adversaire qu'il blesse grièvement. Le voici condamné à voyager quelques temps en Italie, en Suisse et en Angleterre.


De retour en France, et son "affaire" oubliée, Buffon brigue un poste et devient intendant du Jardin du roi. Tout naturellement, il s'interesse à la botanique et à la zoologie mais cet esprit curieux, à l'activité débordante, ne saurait accepter de se "spécialiser" et touche à toutes les disciplines.


Physicien, il renouvelle l'expérience légendaire des miroirs ardents d'Archimède en concentrant les rayons solaires à l'aide de 168 miroirs plans. Mathématicien, il traduit les oeuvres de l'anglais Newton. Ecrivain, il participe au mouvement des idées en publiant des livres au style clair et précis.


Mais c'est avec son Histoire naturelle, parue de 1749 à sa mort, que Buffon conquiert la place éminente qu'il occupe parmi les savants de tous les temps. Cette "somme" d'observations précises et de théories nouvelles a fait progresser de façon capitale l'étude de l'homme et de son évolution en réinsérant l'espèce humaine dans la chaine des autres espèces animales.


Buffon meurt à Paris en 1788, célèbre et honoré : de son vivant sa statue orne le Jardin du roi que nous connaissons sous le nom de Jardin des plantes.

 
                        

Portrait de Buffon par François-Hubert Drouais.    Pages extraites de l'Histoire Naturelle, Générale et Particulière


AUTRES EVENEMENTS :


1804 : Les aéronautes italiens Zambeccari, Andreoli et Grassetti survolent l'Adriatique en ballon


1882 : L'américain Edison éclaire, pour la première fois, un quartier de New York à l'électricité

Par Pierre Sevet
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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /Sep /2009 06:00


Lorsqu'il meurt à Paris, le 6 septembre 1683, à l'âge de soixante-quatre ans, Colbert est un homme épuisé, prématurément vieilli.


Depuis vingt-deux ans, il se consacre sans relâche aux affaires du royaume, travaillant seize heures par jour et imposant la même activité à tous ses commis. Ce grand administrateur a réorganisé les finances, réformé la justice, favorisé le dévelopement de l'industrie et du commerce, tracé des routes et des canaux, créé une puissante marine et un certain nombre d'institutions, dont l'académie des Sciences, l'école de Rome, la Bibliothèque nationale, les manufactures de Sèvres et des Gobelins.


Pourtant, cet homme, qui a tant fait pour la France, meurt aigri et découragé. Son roi, qu'il a servi avec dévouement, est trop prodigue de l'argent du royaume, trop amoureux du faste et de la gloire. Sans cesse, Colbert lui a fait des remontrance, et prodigué des conseils. Il l'a lassé et lui a déplu. lorsqu'il disparait, le contrôleur général des Finances n'est regretté par personne. Ni par le peuple, plein d'ingratitude. Ni par la cour qui n'a jamais aimé cet homme aux traits vulgaires, à l'abord froid et dur, que Mme de Sévigné appelle "le Nord". Ni par le roi lui-même.


Louis XIV devait cependant, trente-deux ans plus tard, rendre un hommage posthume à son ministre. Sur son lit de mort, le Roi Soleil conseilla à son arrière-petit-fils, le futur Louis XV, de ne pas aimer, comme il l'avait fait, la guerre, la gloire et les palais somptueux : tout ce que lui reprochait Colbert.

 




Portrait de Colbert en tenue de l'ordre du Saint-Esprit, par Claude Lefebvre (1666), Musée du château de Versailles



AUTRE EVENEMENT :


1968 : L'ancien protectorat britannique du Swaziland accède à l'indépendance.

Par Pierre Sevet
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Samedi 5 septembre 2009 6 05 /09 /Sep /2009 06:00

 

Depuis la mort du cardinal Mazarin, en mars 1661, Nicolas Fouquet est le personnage le plus puissant du royaume. Il a pris en 1653 la charge de surintendant des Finances, et si cet administrateur général n'a pas toujours géré de manière heureuse les affaires de l'Etat, il a su gérer les siennes. Mazarin, qui lui savait gré des services rendus durant la Fronde, l'a constamment protégé et Fouquet, comme son protecteur d'ailleurs, s'est enrichi de façon scandaleuse. Il s'est fait construire à Vaux-le-Vicomte un magnifique château que les plus grands artistes, Le Nôtre, Poussin, Puget, Le Brun, ont conçu et décoré pour lui.

Mazarin disparu, le jeune Louis XIV décide de gouverner seul. Fouquet craint qu'on lui demande des compte et n'ignore pas que, dans ses propres services, un de ses collaborateurs, Colbert, travaille à sa perte ... Il décide de prendre les devants et avoue au roi sa mauvaise gestion; pour se concilier ses faveurs, il l'invite à Vaux où il donne en son honneur une fête somptueuse. La manoeuvre échoue. Loin de se laisser flêchir, Louis XIV conçoit un immense dépit d'un tel étalage de richesse et de puissance. Et, le 5 septembre 1661, le roi fait arrêter Fouquet qui a eu l'imprudence de l'accompagner à Nantes. C'est d'Artagnan, que Dumas devait immortaliser plus tard, qui remplit cette délicate mission.


Fouquet est jugé trois ans plus tard, condamné au bannissement, enfermé et mis au secret dans la forteresse de Pignerol. Il y mourra en 1680.
                      


























Portrait de Nicolas Fouquet    



Chateau de Vaux-Le-Vicomte


AUTRES EVENEMENTS :

1638 : Le futur Louis XIV nait au chateau de Saint-Germain-en-Laye

1914 : Le poète Charles Péguy est tué sur le front français.

Par Pierre Sevet
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